L’histoire du chocolat

Des cultures précolombiennes…

L’histoire du chocolat remonte à quelques millénaires…

Dans les cultures précolombiennes, le cacao était considéré comme un cadeau divin. Seuls les dignitaires, les guerriers ou encore la noblesse pouvait consommer la « nourriture des dieux ». D’abord sous la forme brute d’une boisson chocolatée obtenue par la fermentation des fèves de cacao. Et ensuite de manière plus élaborée.

En effet, la deuxième version était obtenue en grillant et broyant les fèves, avant de mélanger la mixture ainsi obtenue avec de l’eau, qu’on chauffait et battait pour obtenir un liquide qui moussait. Amère, énergétique et piquante, la boisson était régulièrement agrémentée de poivre, fleurs, du maïs, du piment ou encore de la vanille. La boisson est connue sous le nom de xocoatl, et fût inventée par les Aztèques. Chez ces derniers, on considérait d’ailleurs que la boisson avait des vertus nourrissante, aphrodisiaque et fortifiante.

La fève de cacao a longtemps servi de monnaie d’échange dans ce qui est aujourd’hui l’actuel Mexique. Elle était considérée comme un produit de valeur. En effet, elle ne poussait que dans des régions spécifiques , notamment dans les basses terres mayas. Cependant ce sont bel et bien les Aztèques qui ont participé au développement et à son expansion.

Et on doit l’importation du cacao dans nos contrées par les moines espagnols, qui ne surent résister au breuvage, et ramenèrent des fèves en Espagne.

…A l’exportation progressive en Europe !

Il est vrai que le chocolat « chaud » sous sa forme brute ne fait pas l’unanimité. Cependant, en remplaçant le piment par de la vanille, ou encore le miel par du sucre, la boisson fait fureur. Hernan Cortes rapporte en Espagne quelques fèves en 1528.

En France, ce n’est qu’en 1615 qu’il est introduit à la cour de France. Mais Louis XIV n’étant pas un grand fan, la croissance sur le territoire francophone en sera retardée. La première tablette a cependant été créée par un français , le chocolatier Menier, en 1836. Même si la paternité de la tablette à croquer revient à Joseph Fry.